La Licorne, expérience sensorielle

« Je lui donne des correspondances émotionnelles, vibrationnelles et symboliques. »
Isa Sator, à propos de la couleur

Chaque couleur est une lumière qui vibre. Choisissez une toile, puis touchez-la : vous entendrez la sienne.

↓ À lire sous la toile : rendre audible l’invisible

La note de cette toile

…

Vous entendez

Touchez la toilelumière : la vibration de la couleurson : la même vibration, quarante octaves plus bas

« Le rouge, pour moi, c'est la passion ; le jaune, la fulgurance. »
Isa Sator

Rendre audible l'invisible

La peinture est matière ; la couleur est énergie. Un rouge vibre environ 430 000 milliards de fois par seconde, un bleu près de 670 000 milliards. L'oreille ne perçoit pas ces vitesses. Descendez cette vibration de quarante octaves, comme on descend une gamme, et elle devient un son : le rouge chante autour du sol, le bleu autour du ré. Chaque toile a ainsi sa note, celle de sa couleur dominante, et chaque couleur qu'on touche s'accorde à elle.

On sait déjà faire entendre la musique des plantes, en traduisant en sons leurs infimes variations électriques. Avec Isa Sator, c'est la toile qui chante. Elle s'inscrit dans une longue lignée : Newton accordait les sept couleurs de l'arc-en-ciel aux sept notes de la gamme, et Kandinsky entendait le jaune sonner comme une trompette, le bleu profond comme un orgue. De nos jours, l'écrivain Daniel Tammet, synesthète, ouvre son autobiographie, Je suis né un jour bleu, par cet aveu : il est né un mercredi, et le mercredi est toujours bleu dans son esprit. Chaque nombre a pour lui sa couleur, sa forme et sa texture. Chez certains, les sens se répondent naturellement.

La spirale chantante

Pour écouter la toile entière, une spirale chantante s'y dessine, tourne et voyage d'elle-même. Elle se teinte des couleurs qu'elle traverse : rouge sur le rouge, bleu sur le bleu, comme si la toile coulait dans son tracé. Vous pouvez aussi la guider du doigt ou de la souris : elle suit votre geste, puis reprend sa route.

Elle est construite sur le nombre d'or, 1,618 : à chaque quart de tour, elle s'ouvre de cette proportion. C'est une forme que la nature emploie sans cesse. Les graines au cœur du tournesol s'enroulent selon elle, et les feuilles de bien des plantes se disposent ainsi autour de leur tige.

La spirale ne saute jamais. Chaque couleur qu'elle lit touche la précédente : elle passe d'un rouge à un rouge voisin, d'un bleu à un bleu plus profond, comme l'œil glisse sur une toile. Les notes s'enchaînent alors sans heurt. Une ligne droite qui balaierait la toile passerait au contraire brutalement d'une couleur à une autre.

Le son suit le même principe. Chaque note naît doucement et se fond dans la suivante, comme les cordes d'une harpe que l'on effleure. En dessous, une nappe très douce tient la note propre de la toile, celle de sa couleur dominante, et toutes les notes s'accordent sur elle : aucune ne se heurte à une autre.

Le résultat s'écoute plus qu'il ne s'explique. En suivant une géométrie venue de la nature, la toile donne une musique plus continue, plus vibrante, plus douce à l'oreille. Une expérience à vivre plutôt qu'une promesse.

La contemplation et les ondes alpha

Isa peint au réveil, encore au bord de ses rêves. C'est l'état des ondes dites alpha : quand l'esprit se repose, les yeux mi-clos, le cerveau ralentit son rythme, entre 8 et 12 battements par seconde. Le mode Contemplation déploie une nappe sonore sur la note de la toile, qui enfle et s'apaise au rythme d'une respiration calme. Au casque, une pulsation à 10 battements par seconde s'y ajoute : chaque oreille reçoit une note légèrement différente, et c'est leur écart que le cerveau perçoit. Une invitation à regarder la toile autrement, sans promesse : l'effet de ces sons sur le cerveau est encore étudié.

Sur iPhone, désactivez le mode silencieux (le petit bouton sur le côté) pour entendre le son. Retour au site d'Isa Sator